Chapelle Sainte-Brigitte

Chapelle Sainte Brigide (ou Sancta Verget ou Sainte Brigitte)

Les exilés Gallois, Irlandais, ont au Ve siècle évangélisé le Nord de la Bretagne ; les moines  créent progressivement des abbayes, notamment l’abbaye de Saint-Jacut : elle possède un réseau de prieurés aux XIe et XIIe siècles ; ce sont des petites communautés monastiques, exploitant un domaine agricole avec des fermiers, pourvu d’un moulin, d’un four, d’un pigeonnier…

Le culte, pour cette population, est assuré dans la chapelle-grange, Sainte-Brigitte en l’occurrence. Ce n’est pas une paroisse : seules sont célébrées les messes et les inhumations. Les sépultures sont dans l’enclos. Le chapelain-desservant est un frère-prêtre de l’abbaye de Saint-Jacut jusqu’à la révolution. La chapelle Sainte-Brigitte est rattachée à la paroisse de Notre-Dame du Guildo en 1847.

Sainte Brigide, abbesse fondatrice du monastère de Kildare en Irlande, est très présente et vénérée dans les lieux de cultes en Bretagne. Elle est la protectrice de la fécondité, de la maternité, des enfants et de l’allaitement.

La chapelle : Il est difficile de dater le clocher–pignon qui serait du XIXe siècle.

Des délabrements nécessitent des remaniements importants de la chapelle. En 1714, elle est amputée de sa longueur : les pierres de taille sont vendues pour couvrir les frais de réparations, les murs sont bâtis en petit-appareil irrégulier : « opus incertain ».

En 1890, la chapelle est de nouveau réduite, le transept disparaît.

En 1898 l’enclos d’inhumation est bouleversé, pour construire la route qui relie le quartier Sainte-Brigitte aux Quatre-Vaux.

Quelques particularités à l’intérieur de la chapelle :

  • l’existence de 2 corbeaux supportant le tirant de la charpente, du XIIIe siècle sur les murs nord et sud fait supposer qu’elle était lambrissée.
  • le sol a été rehaussé au détour des phases de restauration, comme le laisse à penser la hauteur de la piscine liturgique du XIIIe siècle actuellement à 0,50 cm de l’estrade alors qu’elle devrait être à 1m30 ou à 1m40. Pendant une longue période de la fin du XXe siècle et jusqu’en 2017, trônait à l’intérieur de cette piscine liturgique un compteur électrique. L’association Patrimoine de Saint-Cast-Le-Guildo a demandé à la municipalité, de faire déplacer si possible ce compteur électrique afin de rendre à cette piscine liturgique toute son intégrité. L’erreur a été ainsi réparée par les services techniques de la mairie en 2017. Le compteur a été déplacé dans un lieu plus discret.
  • Une pierre tombale servait de marche pour rentrer dans la chapelle ; L‘association Patrimoine de Saint-Cast-Le-Guildo est intervenue auprès de la municipalité pour qu’elle soit déplacée, protégée des effets nocifs de multiples piétinements, et mise en  valeur.
  • il ne reste que 2 statues ; celle de Sainte Anne et celle que l’on pense représenter Sainte Brigide, sans certitude car il n’existe aucun attribut de la Sainte, en particulier un cygne.
  • Armand de Chateaubriand a été exécuté le 31 mars 1809, dans la plaine de Grenelle. Son cousin, l’illustre François-René de Chateaubriand a été le seul à suivre la charrette qui transportait le corps d’Armand de Chateaubriand au cimetière de Vaugirard. C’est le 29 juillet 1909 (100 ans après ) qu’une plaque commémorative a été posée et bénie dans la chapelle Sainte-Brigitte. Elle n’a pas bougé de place depuis. mais cela n’a rien à voir avec la pierre tombale qui a servi de marche pendant un temps.

aller plus loin :

Retrouvez l’histoire complète de la Chapelle Sainte-Brigide, dans l’ouvrage « Patrimoine religieux de Saint-Cast-Le-Guildo » édité par l’association en 2016, et autres ouvrages  : bibliographie.

Ne manquez pas une visite du site de La Vallée des Saints à Carnoët où vous trouverez la statue de Sainte Brigitte (Berc’hed)  au milieu d’une centaine de statues monumentales (une île de Pâques au coeur de la Bretagne).

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